Estac Troyes

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Regarder devant

Vendredi 04 Août 2017 à 20h09

Hé bien, nous y sommes ! L’Estac est bel et bien de nouveau membre à part entière de la Ligue 1 Conforama. Un réel plaisir, une légitime fierté et une position entièrement méritée, incontestable et nullement usurpée. Sur la dynamique d’une fin de saison extraordinaire et de barrages franchis avec la plus farouche des volontés, l’inusable Benjamin Nivet et sa bande s’apprêtent à recevoir d’ambitieux rennais, complètement capables de venir s’insérer dans le Top 5 d’un championnat de Ligue 1 Conforama qui n’a jamais été autant passionnant. Une nouvelle aventure commence, une nouvelle ère pour une équipe troyenne retrouvant le plaisir et l’enthousiasme. A commencer par le président, c’est tout un club, solidaire et avide d’en découdre, qui aborde cette saison 2017-2018 avec beaucoup de sérénité mais aussi d’humilité. L’Estac n’a aucune revanche à prendre et elle entend bien jouer sa chance à fond. Donner de la joie et de l’intérêt à ses supporters, produire aussi du spectacle pour attirer le public et le fidéliser, voilà son objectif. Sa mission sera également de prendre des points, le plus souvent possible. Tout ce qui sera pris ne sera plus à prendre. Atteindre le plus vite possible les 42 unités constituera la mission essentielle. Pour cela, elle aura besoin de ce soutien populaire qui vous fait parfois déplacer les montagnes. Ce samedi, c’est par le sommet rennais que débute sa première course.

 

Difficile de réduire le groupe à 18

 

Les choses bougent et progressent au sein du club troyen. A commencer par la fréquentation de l’infirmerie. Déjà la saison passée on avait pu constater qu’elle était un peu moins fréquentée. A l’heure où le championnat de l’élite commence, un seul blessé est à relever : Mamadou Sissako, victime mercredi en amical avec la réserve contre la réserve de Valenciennes, d’une entorse d’un gros orteil. A part lui, tout le monde est apte. Le temps est donc au beau fixe dans le vestiaire des Bleu et Blanc. Paradoxalement, Jean-Louis Garcia est ennuyé : « On a fait une grosse préparation. Les garçons ont bien travaillé et ont été sérieux. C’est un crève-cœur de dresser une liste de 18 joueurs à porter sur la feuille de match alors que beaucoup n’en seront pas. Mais je sais que je pourrai compter sur eux une prochaine fois et en cours de saison. »

Après sept semaine de préparation, l’Estac s’avance sur la ligne de départ en toute sérénité, n’ignorant pas que la saison qui débute sera difficile et que le parcours sera échelonné d’obstacles des plus dangereux. L’entraîneur troyen ne s’en inquiète pas plus que ça : « Je ne ressens pas de pression particulière. Il s’agit plutôt d’excitation et de tension inhérente à la compétition. Les joueurs sentent bien qu’on a tout mis en œuvre pour être prêt. Ce n’est que du bonheur. C’est fabuleux. On a tellement travaillé dur que c’est la notion de plaisir qui l’emporte. »

 

La jeunesse et la percussion : les atouts rennais

 

 

Rennes cette saison suscite un bel engouement. On a l’impression que Christian Gourcuff va pouvoir travailler comme il l’entend et, surtout, choisir les munitions dont il a besoin. Si la mayonnaise prend bien, il faudra compter sur les Bretons. L’entraîneur rennais n’aborde pas la compétition avec toutes ses armes cependant. Yoann Gourcuff, Morgan Amalfitano et Sanjin Prcic sont blessés. En revanche, il pourra compter sur ses recrues et, en particulier, les plus jeunes dont la réputation est flatteuse : Ismaïlia Sarr, Benjamin Bourigeaud, Faitout Maouassa et Hamari Traoré. Jean-Louis Garcia ne cache pas qu’il apprécie le technicien rennais, avec qui il partage certaines conceptions : « Je suis heureux de croiser Christian Gourcuff. J’apprécie son travail et sa philosophie. Je partage beaucoup de points communs avec lui : l’intelligence de jeu, l’anticipation, le mouvement, la gestion de l’espace. Rennes est une belle équipe qui allie le talent et la jeunesse. Les Bretons ont mis l’accent sur la vitesse et la percussion dans leur recrutement. »

 

Dans la continuité de la saison dernière

 

L’Estac a travaillé dans la bonne humeur toute cette semaine, tout comme en réalité elle n’a jamais cessé de le faire depuis sa reprise. On sent un groupe bien dans sa peau, tout en bossant sérieusement : « On est dans une dynamique. Comme le groupe est proche de ce qu’il était la saison passée, on a retrouvé nos automatismes et nos repères. On est dans la continuité. On a maintenant envie d’en découdre et de batailler. Mais on a l’humilité d’un promu. On regarde devant nous et on ne pense plus à ce qui a pu se passer il y a deux ans. L’objectif, c’est d’être prêt pour gagner le premier match. »