• Barrage aller d'acccession en 2e Division : les féminines devant la montagne Blanzy
Estac Troyes

Féminines

Barrage aller d'acccession en 2e Division : les féminines devant la montagne Blanzy

Samedi 28 Mai 2016 à 15h00

Les féminines montent en première ligne ce dimanche. A 15 heures, à Henri-Terré, l'Estac accueille l'US Blanzy Féminines en match aller du 1er tour des barrages d'accession en 2e Division. Les championnes de Champagne-Ardenne, victorieuses dimanche dernier de la Coupe de l'Aube, face aux championnes de Bourgogne, vainqueurs de la Coupe de Bourgogne. Un choc prometteur, mais aussi un challenge de la prime importance pour une équipe troyenne qui coure depuis cinq ans après une accession et d'une sortie d'un championnat régional qui ne représente que peu d'intérêt pour une section qui entend encore progresser. Passer ce premier obstacle sera pourtant extrêmement difficile pour les filles de Thierry Blanchot, parce que Blanzy est une formation expérimentée, qui jouait encore la saison passée en D2.


Un Blanzy Impressionnant

 

Les Bourguignonnes auront les faveurs du pronostic. Le club blanzynois est désormais, depuis 2013, complètement autonome, s'étant extrait du club de l'US Blanzy pour devenir un nouveau club, exclusivement féminin. L'Estac s'était déjà opposée aux joueuses de Saône-et-Loire. C'était en 3e Division, lors de la saison 2009-2010. A l'aller comme au retour, les Bourguignonnes avaient exprimé leur supériorité. Elles avaient ensuite évolué trois saisons de suite en 2e Division. Redescendues, elles n'avaient passé qu'une saison au niveau régional pour remonter. Mais elles ne feront qu'un passage d'une saison à ce second niveau de la hiérarchie féminine. Un an plus tard, les voilà sur le point de revenir. Elles n'entendent pas laisser passer l'occasion. Elles ont largement dominé leur championnat, ne perdant aucun match, ne concédant que deux nuls et présentant une différence de buts extraordinaire de + 131 ! Les joueuses de Romain Degranges ont inscrit 139 buts, soit près de 7 buts de moyenne par match, tandis que dans le même temps elles n'en encaissaient que… 8 ! C'est donc une montagne que les Troyennes vont devoir escalader, une formation constellée de joueuses expérimentées dans un effectif qui est le double de celui de l'Estac, avec également des jeunes joueuses au talent des plus prometteurs, à l'image de Sara Soufi.

 

Sans Rabah et Lenoir

 

Pour avoir la moindre chance de passer l'obstacle, l'Estac devra être au minimum à 100% de ses possibilités. A commencer pour cette manche aller à domicile. Les atouts de l'équipe troyenne sont sa qualité de jeu, son homogénéité et l'habitude que l'ossature a de pratiquer ensemble depuis tant de saisons : les Pétillat, Stépien, Naudot, Jaspierre, Nuninger, Manzoni, Bertholle, se connaissent par cœur. Les plus jeunes qui se sont greffées au fil des saisons, ont vite été intégrées. Face aux Blanzynoises, Thierry Blanchot sera malheureusement privé de deux éléments importants. La recrue hivernale Myranda Rabah est repartie précipitamment en Nouvelle-Calédonie à la suite d'un grave accident de la circulation dont a été victime son frère. Quand à Ophélie Lenoir, son absence est justifiée par une obligation personnelle. On regrettera son forfait à un moment où chaque atout doit compter. On ajoutera aussi l'impossibilité règlementaire d'aligner Louise Guiguet, la plus jeune de l'effectif, alors que sa présence aurait été possible si elle avait été membre d'un Pôle Espoirs. Deux joueuses font leur retour dans le groupe après des soucis physiques, Anaël Kosinsuck et Manon Blanco, alors que Stéphanie Jaspierre, bien que convalescente, sera également sur la feuille de match.

 

Thierry Blanchot : « On a atteint notre objectif, ce n'est pas le moment de se louper »

 

L'entraîneur troyen est bien conscient de la difficulté de la tâche de ses joueuses : « C'est la première fois que nous nous trouvons confrontés à une formule d'un match en aller-retour. Ça va donc se jouer en 180 minutes. Mais on ne va pas calculer. Le mieux c'est de jouer normalement notre jeu. Comme souvent chez les féminines, le mental prendra toute son importance. Blanzy est une valeur sûre du football féminin. C'est plus costaud que la plupart des équipes que nous avons rencontrées dans le passé en play-off, les Beauvais, Epinal, Woippy… On jouera comme on sait le faire. Je n'ai pas senti les filles tendues par l'enjeu. Ce serait une erreur que de l'être. Je les sens sereines et avec l'envie de tout donner. Nous serons les outsiders. C'était notre objectif en début de saison. On y est. Ce n'est pas le moment de se louper, pour ne pas avoir de regret à la fin. C'est le plus fort qui passera. »

Voilà donc nos filles face à leur destinée. Dimanche, elles ne devront pas cependant lutter seules et l'appel est lancé aux supporters de l'Estac pour venir durant 90 minutes se ranger aux côtés de ces féminines qui font aussi la fierté du club.

 

 

Le groupe : Aloïse Pétillat, Anna Chaysinh, Léa Drouot, Stéphanie Jaspierre, Anaël Kosinsuck, Anaïs Nuninger, Victoire Ricard, Sarah Manzoni, Mélissa Naudot, Marion Stépien, Charlotte Bertholle, Manon Blanco, Lisa-Marie Coquet, Jeanne Desquins.