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Coupe de France féminine : les filles de l'Estac rêvent d'un exploit

Dimanche 10 Janvier 2016 à 14h46

En éliminant les Alsaciennes de Pfastatt en décembre, les féminines de l'Estac se sont hissées en 32es de finale de la Coupe de France féminine. Déjà un exploit puisque c'est bien la première fois que l'on trouve une équipe féminine auboise à ce stade de la compétition, en Coupe de France ou en Challenge de France comme s'appelait auparavant l'épreuve par élimination du football féminin. Seront-elles capables de faire mieux ? A priori, ce serait un formidable exploit car le tirage au sort ne les a pas ménagées. Elles auraient pu bien entendu tomber sur une équipe de 1re Division, Lyon ou le Paris SG, mais c'est tout de même l'une des plus performantes équipes de 2e Division qui leur rend visite ce dimanche, à 14h30, sur le synthétique du bas du Complexe Henri-Terré : le Dijon FCO.


Un Dijon haut-de-gamme

 

 

Les Dijonnaises ont cette saison franchi un nouveau pas. Comme une majorité de clubs professionnels, les dirigeants bourguignons ont augmenté les moyens de leur section féminine et ne cachent pas leur ambition de rejoindre la 1re Division, autrement-dit la Ligue 1 féminines. Le DFCO s'est sérieusement renforcé et joue les premiers rôles dans le groupe C, classé actuellement au 3e rang, à 4 points de l'Olympique de Marseille et à 2 points de Grenoble. Les Dijonnaises, qui comptent sept victoires, aucun nul et seulement deux défaites, viennent de s'incliner lors du dernier match de 2015 à Marseille justement, 1-0,devant l'OM, un but concédé sur pénalty. Elles n'avaient jusqu'alors connu qu'une défaite, lors de l'ouverture du championnat le 13 septembre, à Grenoble, 3-0. Avec 31 buts inscrits en neuf rencontres et seulement sept encaissés, Dijon sera donc un rival haut-de-gamme pour les joueuses troyennes. Elles seront surtout redoutables par leur avant-centre, Laura Bouillot, déjà 11 buts à son tableau de chasse (photo ci-contre, DR). Les Côte-d'Oriennes sont entrées de plain-pied dans cette Coupe de France le 13 décembre dernier en allant écraser l'AS Musau Strasbourg 7-0.

 

 

Objectif 2e Division pour l'Estac

 

 

L'Estac a dû franchir plusieurs tours pour parvenir à ce stade de l'épreuve. Des résultats probants puisqu'elle a d'abord sorti chez lui, 3-2, son grand rival de l'Olympique de Saint-Memmie, puis l'autre équipe avec qui elle lutte en championnat, Média Terre de Charleville, 4-0. La suite fut plus aisée pour les Troyennes puisqu'elles allèrent se qualifier à Saint-Dizier 8-1 avant d'accueillir les Haut-Rhinoises du FC Pfastatt 6-1 en 64e de finale. Il se trouve qu'elles connaissent bien les Dijonnaises, les deux clubs se rencontrant souvent en amical ou en match de préparation d'avant-saison. L'an dernier, lors de leur dernière opposition, Dijon l'emporta 5-1. Aujourd'hui, les Bourguignonnes paraissent supérieures alors que les Auboises ont continué de travailler et de former de jeunes joueuses de qualité. Thierry Blanchot qui dirige la section et entraînent les seniors, secondes de DH Champagne-Ardenne, peut compter sur un noyau d'anciennes, jeunes mais depuis plusieurs saisons au club, pour tenter, enfin, de monter en 2e Division, un objectif que le président Daniel Masoni a encore clairement annoncé au cours de la récente assemblée générale de l'Association. Les filles de l'Estac aux couleurs des Intermarché de Troyes et de Saint-Julien, visent le titre régional, ce qui ne les empêche pas de rêver à la Coupe de France.

 

 

Thierry Blanchot : « On s'est préparé au mieux »

 

 

Pour Thierry Blanchot, le 32e de finale qui attend ses joueuses apparaît comme un énorme challenge à relever : « Il est évident que Dijon partira nettement favori. Pourtant je me souviens qu'il n'y a pas si longtemps, en 64e de finale, nous avions failli créer l'exploit face à Arras, leader de D2, qui ne s'était imposé qu'en toute fin de match, 1-0, avant de monter en D1, tout comme la VGA St Maur ensuite, leader de D2 aussi et que nous avions fait douter. Les Dijonnaises possèdent quatre à cinq joueuses de haut-niveau et notre tâche sera difficile. Mais la Coupe reste la Coupe et les surprises existent aussi chez les filles comme chez les garçons. »  L'entraîneur troyen aura constaté que cette semaine ses joueuses paraissaient très concernées : « On s'est préparé au mieux. Les filles manifestent une grosse envie. Ça s'est ressenti aux entraînements, au niveau de la concentration. Elles ont mis beaucoup d'application. A l'exception de Stéphanie Jaspierre et Manon Blanco, toutes deux victimes de blessures au genou (ligaments croisés), notre groupe sera au complet. C'est un groupe jeune et un peu tendre. Il n'est pas suffisamment étoffé et il nous manque deux joueuses plus expérimentées. Notre souci, c'est que nous formons nos joueuses mais que dès que celles-ci montrent un certain talent, on vient nous les prendre. Contre Dijon, l'écart sera important mais nous essaierons d'être dignes du club et de nos couleurs. »

Appel est donc lancé aux supporters pour qu'ils viennent en nombre garnir les gradins de la tribune d'Henri-Terré.

 

 

Estac-Dijon FCO (32e de finale de la Coupe de France féminine) – dimanche, à 14h30, au Complexe Henri-Terré, synthétique 2 – Entrée gratuite – Buvette – Sonorisation.


(photos Estac/Manu)